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La négociation collective pour une reprise inclusive, durable et résiliente

La négociation collective pour une reprise inclusive, durable et résiliente

Dans de nombreux pays, la négociation collective joue un rôle important pour garantir le travail décent et assurer l’égalité des chances et de traitement.

La crise du COVID-19 a rendu ce rôle encore plus évident. Pendant la pandémie, la négociation collective a été essentielle pour protéger les travailleurs et renforcer la résilience des entreprises et des marchés du travail.

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Rapport

La clé d’une gouvernance du travail inclusive et efficace

La négociation collective est un des principes et droits fondamentaux au travail. La reconnaissance effective de ce droit favorise les négociations volontaires entre employeurs (ou organisations d’employeurs) et organisations de travailleurs, qui peuvent aboutir à une convention collective.

Comment la négociation collective contribue-t-elle à une gouvernance inclusive et efficace du travail?

La négociation collective offre un modèle unique de corégulation, mis en œuvre par les parties elles-mêmes. Voici quelques-unes des caractéristiques de cette forme de gouvernance:

Régulation réactive

Elle permet aux parties d’adapter les règles à leur situation particulière et de les ajuster lorsque les circonstances changent. Elle offre une «flexibilité régulée» en matière de salaires, temps de travail et autres conditions de travail.

Protection inclusive des travailleurs

Elle facilite la protection inclusive des travailleurs, tant par la couverture des entreprises et des travailleurs (par exemple, les travailleurs temporaires, les travailleurs migrants) par des conventions collectives que par la manière dont ces conventions abordent les questions de salaires, de protection sociale et de conditions d’emploi.

Favorise les entreprises durables

Elle contribue à créer un environnement propice aux entreprises durables en favorisant la confiance, la coopération et la stabilité, la conservation des compétences propres à l’entreprise et le financement commun de la protection sociale.

Renforce la conformité

Elle renforce le respect des normes du travail obligatoires ou négociées, réduisant les ressources légales nécessaires au contrôle et à l’application des normes du travail.

Promeut la résilience institutionnelle

Elle renforce la résilience en facilitant les compromis indispensables pour garantir la continuité des activités et sauver les emplois et les revenus pendant une crise, tout en transformant les pratiques professionnelles pour un avenir fondé sur le travail décent.

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Qu’est-ce qui détermine la couverture de la négociation collective?

En moyenne sur 98 pays, plus d’un tiers des salariés...

...voient leur rémunération et autres conditions de travail fixées par une ou plusieurs conventions collectives. Le taux de couverture de la négociation collective varie de 98% en Autriche, en France et en Italie à environ 1% en Éthiopie, en Malaisie et en Thaïlande.

Des organisations de travailleurs et d’employeurs fortes et représentatives...

...sont cruciales pour représenter efficacement les intérêts dans le cadre de la négociation collective et pour la légitimité des résultats et des accords obtenus.

La négociation collective pendant la pandémie de COVID-19

Garantir la sûreté des lieux de travail pendant la pandémie de COVID-19

L'adaptation des mesures de santé publique et la surveillance paritaire de la sécurité et de la santé au travail (SST) sur les lieux de travail, ainsi que les congés de maladie payés et les prestations de santé prévus par de nombreuses conventions collectives, ont protégé des millions de travailleurs, permis le maintien des services essentiels et permis aux entreprises de continuer à fonctionner pendant la pandémie.

Sur les 512 conventions collectives et pratiques examinées par le BIT dans 80 pays,

  • 69% des conventions comprennent des mesures garantissant des lieux de travail sûrs.
  • 71% des conventions prévoient des prestations de santé et des congés de maladie payés.

Emplois et revenus: comment la négociation collective atténue les effets de la crise du COVID-19

La négociation collective a joué un rôle important pendant la crise du COVID-19 en forgeant la résilience, en préservant l’emploi, en protégeant les revenus et en assurant la continuité de l’activité.

Les solutions négociées ont également contribué à atténuer les effets de la pandémie sur les inégalités.

Un avenir assorti de pratiques de travail numérique décentes

Les mesures de confinement et de fermeture tout au long de 2020 et 2021 ont accéléré la numérisation du travail.

Les accords négociés pour prendre en compte les pratiques de télétravail et de travail hybride induites par le COVID-19 se transforment désormais en cadres plus durables.

L’expérimentation en cours de la négociation collective dans l’économie des plateformes ouvre la voie à un avenir du travail numérique décent.

Négocier pour une reprise inclusive, résiliente et durable

Pour que le potentiel de la négociation collective contribue à une reprise inclusive, durable et résiliente, il faut traiter plusieurs priorités.

Revitaliser les organisations d’employeurs et de travailleurs

La fonction représentative des organisations d’employeurs et d’entreprises (OE) et des syndicats — tant en termes de nombre d’adhérents que de capacité à intégrer les différents intérêts — est la pierre angulaire d’un dialogue social efficace, y compris la négociation collective.

Il est primordial d’investir dans les stratégies de recrutement et de fidélisation des adhérents, tout comme il est indispensable de développer l’expertise nécessaire pour participer à l’avenir à un dialogue politique et à une négociation collective inclusifs et efficaces, fondés sur des données factuelles.

Assurer la reconnaissance effective du droit de négociation collective pour tous les travailleurs

L’OIT a réaffirmé à maintes reprises le caractère universel des principes et droits fondamentaux au travail inscrits dans la convention internationale fondamentale sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical (no 87), 1948 et dans la convention (no 98) sur le droit d’organisation et de négociation collective, 1949.

La concrétisation de ces principes et droits n’est possible que dans un cadre réglementaire plus large qui encourage et promeut le plein développement de négociations volontaires conduites de bonne foi.

Compte tenu de la prolifération des diverses modalités de travail ces dernières années, il convient de revoir les cadres réglementaires au niveau national pour garantir une clarté juridique afin que les personnes ayant besoin de protection soient couvertes par la législation du travail et autres lois et réglementations.

Promouvoir la négociation collective

La négociation collective doit se dérouler dans un cadre réglementaire établi par l’État — ou, dans certains pays, par les parties elles-mêmes.

Ce cadre devrait favoriser le plein développement de négociations volontaires, y compris la fourniture et le partage d’informations, la formation des négociateurs, ainsi que des services de médiation et de résolution des différends afin de faciliter la négociation collective.

Investir dans le dialogue social bipartite et tripartite

Un dialogue social efficace et inclusif exige un engagement constant sur les questions de politique économique et sociale, avec et entre les organisations d’employeurs et de travailleurs au plus haut niveau, ainsi qu’avec les gouvernements.

Investir dans le dialogue social bipartite et tripartite peut fournir les moyens institutionnels de garantir une reprise centrée sur l’humain.

Renforcer le dialogue social pour la réalisation des Objectifs de développement durable

Le dialogue social, y compris la négociation collective, peut contribuer à la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Si le dialogue social est clairement vital pour atteindre l’Objectif de développement durable no 8 (sur le travail décent et la croissance économique), il peut aussi concourir à la réalisation d’autres ODD grâce à sa contribution unique à une gouvernance inclusive et efficace du travail.

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Pour en savoir plus

Pour en savoir plus sur la négociation collective et son rôle dans l'atténuation de l'impact de la crise du COVID-19, explorez la première édition du nouveau rapport phare de l'OIT, le Rapport sur le dialogue social 2022 : La négociation collective pour une reprise inclusive, durable et résiliente.

Découvrir la proportion de salariés couverts par des conventions collectives dans chaque pays

Quels sont les facteurs qui déterminent la couverture réglementaire de la négociation collective?

La reconnaissance effective du droit de négociation collective, notamment par:

  • La ratification et la mise en œuvre de la convention (no 98) de l’OIT sur le droit d’organisation et de négociation collective et les conventions connexes.
  • L’adoption d’une législation et de mesures institutionnelles visant à promouvoir la négociation collective pour les travailleurs du secteur public, ainsi que pour les travailleurs domestiques, les travailleurs migrants, les travailleurs agricoles, ceux de l’économie informelle et des zones franches d’exportation.
  • S’assurer que tous les travailleurs, quelle que soit leur situation contractuelle, se voient reconnaître la liberté syndicale et le droit de négociation collective, y compris dans le travail temporaire, le travail économiquement dépendant et, plus récemment, le travail de plateforme effectué dans le cadre de différentes relations de travail et d’emploi.

Des organisations de travailleurs et d’employeurs fortes et représentatives.

Le cadre institutionnel de la négociation collective, y compris le fait que la négociation collective soit menée avec un ou plusieurs employeurs, la coordination de la négociation collective et la façon dont les conventions collectives s’appliquent.

Alternate text

Combien de travailleurs sont membres d’un syndicat?

Quel rôle les organisations d’employeurs jouent-elles dans la négociation collective?

Le BIT a réalisé une enquête en avril et mai 2021 auprès des organisations d’employeurs et d’entreprises sur leur implication dans la négociation collective. Voici quelques-uns des résultats:

Clauses relatives à la SST dans les conventions collectives

Protéger les travailleurs de première ligne

  • Mettre à leur disposition des équipements de protection individuelle (EPI), s’assurer qu’ils les utilisent correctement et qu’ils ont les temps de pause nécessaires sans EPI.
  • Vaccination et dépistage.
  • Mesures de sécurité sur les lieux de travail (par exemple, installation de barrières physiques et paiements sans contact).
  • Protection des travailleurs à risque (par exemple, redéploiement).
  • Amélioration des droits aux congés payés et congé pour auto-isolement.
  • Soutien psychosocial aux travailleurs (soins de santé et aide sociale).
  • Amélioration des assurances santé et vie.
  • Protection contre la violence et le harcèlement sur le lieu de travail.

Participation à la sécurité des lieux de travail pendant le COVID-19

  • Élargissement des mandats des comités de SST pour intégrer l’évaluation et le signalement des risques, et la mise en œuvre des mesures liées au COVID-19.
  • Création de comités de crise dédiés pour traiter et suivre la crise.

Hiérarchie des contrôles dans la gestion des risques pour la SST: Substitution

  • Recours maximal au télétravail et/ou suspension des activités dans les services non essentiels à la production.
  • Télétravail obligatoire pour les travailleurs souffrant de maladies préexistantes ou ayant dépassé l’âge de 65 ans.
  • Droit des travailleurs à refuser de reprendre le travail s’il existe une menace importante pour leur santé et leur sécurité.

Hiérarchie des contrôles dans la gestion des risques pour la SST: Contrôles techniques

  • Ventilation renforcée des lieux de travail.
  • Montage de cloisons entre les travailleurs (par exemple, dans l’industrie manufacturée).

Hiérarchie des contrôles dans la gestion des risques pour la SST: Mesures organisationnelles et administratives

  • Contrôles de température sur le lieu de travail.
  • Taux d’occupation et circulation limités sur les lieux de travail, accès restreint aux espaces communs et distanciation adéquate.
  • Fourniture de kits sanitaires individuels (par exemple, gel hydroalcoolique) et allongement des pauses pour l’hygiène personnelle.
  • Renforcement de l’assainissement des lieux de travail.
  • Congé de maladie rémunéré pour COVID-19 et congé payé pour les périodes d’isolement et de vaccination.
  • Déploiement de la vaccination sur les lieux de travail ou frais pris en charge par l’employeur.

Hiérarchie des contrôles dans la gestion des risques pour la SST: Équipement de protection individuelle (EPI)

  • Fourniture d’EPI adéquat.
  • Utilisation correcte des EPI et pauses sans EPI.
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Garantir des lieux de travail sûrs et salubres en Colombie

Dans la région d’Urabá en Colombie, l’association des planteurs de bananes (AUGURA) et le syndicat SINTRAINAGRO négocient une convention collective générale tous les deux ans. La convention générale couvre 80 entreprises qui possèdent 320 fermes et emploient 20 000 travailleurs et forme la base des futures négociations entre les propriétaires individuels de plantation et leurs syndicats respectifs.

Après un arrêt du travail début 2020 lié à l’insatisfaction concernant les conditions de sécurité et de santé pendant la pandémie, l’AUGURA et SINTRAINAGRO ont négocié un protocole de biosécurité. Le protocole contient des dispositions sur la distance de sécurité sur le lieu de travail et dans les transports, des directives pour le lavage des mains, le nettoyage et la désinfection réguliers des équipements et la fourniture d’équipements de protection individuelle. Il prévoit également la vérification de l’état de santé des fournisseurs et des clients, ainsi que la mise en quarantaine des personnes ayant des symptômes.

Les travailleurs de plus de 65 ans ayant des comorbidités n’étaient pas tenus de travailler pendant le pic de la pandémie. Une fois leurs congés de maladie payés épuisés, ces travailleurs et les autres travailleurs tenus de s’isoler ont touché le salaire minimum, plus un supplément de 8%.

Des comités paritaires de SST associant direction et syndicat ont surveillé la mise en œuvre du protocole. De ce fait, l’incidence du COVID-19 a été plus faible que dans d’autres régions du pays.

Les conventions collectives créent des lieux de travail plus sûrs

Les données du programme Better Work portant sur 393 usines de confection au Cambodge, en Jordanie et au Vietnam montre que pendant la pandémie le respect des normes de SST était meilleur dans les entreprises couvertes par une convention collective.

Clauses visant à préserver l’emploi, les revenus et l’activité

Mise en œuvre de mesures de maintien dans l’emploi financées par l’État

  • Les travailleurs en chômage partiel et en congé ne peuvent pas être licenciés.
  • Les contrats à durée déterminée doivent être renouvelés pour donner aux travailleurs accès aux dispositifs de remplacement du revenu financés par l’État.
  • Accord pour compléter les taux de remplacement légaux.
  • Création de fonds de solidarité pour assurer des compléments supérieurs pour les travailleurs à bas salaires grâce, par exemple, à l’épuisement des droits à congé accumulés ou aux cotisations salariales des travailleurs et cadres mieux rémunérés.
  • Préservation des droits à congé et à la protection sociale pendant les périodes de chômage technique.

Négociation d’une flexibilité à court terme pour préserver l’emploi et assurer la continuité de l’activité

  • Modération salariale ou report des négociations salariales en échange d’une garantie de l’emploi.
  • Suspension ou conversion de la rémunération variable et des primes.
  • Réduction du temps de travail et partage du travail.
  • Utilisation des crédits de temps de travail et des heures accumulées pour préserver l’emploi et les revenus.
  • Utilisation des droits à congé annuel payé pendant les périodes de fermeture.
  • Mobilité fonctionnelle et géographique.
  • Engagement à éviter les licenciements ou à en atténuer les effets.
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S’associer pour la continuité de l’activité et de l’emploi en Afrique du Sud

En Afrique du Sud, le secteur de la confection a pâti des confinements et de la fermeture des frontières liés au COVID-19, et notamment de l’arrêt temporaire des importations de tissus et de la fermeture des usines et des magasins de détail.

En mars 2020, le ministre de l’Emploi et du Travail a publié une directive d’urgence pour créer un dispositif d’aide temporaire employeur/salarié (TERS) dans le cadre du Fonds d’indemnisation du chômage. Le dispositif remplaçait la perte du revenu résultant du chômage partiel ou de la réduction du temps de travail.

Le Conseil national de négociation pour le secteur de la confection (NBCCMI) a négocié quatre accords relatifs au COVID-19. Tous ont été étendus par le ministre au secteur tout entier.

Mars 2020: Compensation des pertes de revenus

La première convention collective liée au COVID-19 (23 mars 2020) engageait le NBCCMI à obtenir des fonds publics pour compenser partiellement les pertes de revenus des travailleurs liées à l’imminence du confinement.

Le NBCCMI a passé un accord avec le TERS pour recevoir et gérer les fonds destinés au secteur sur la base d’un accord sectoriel. Les employeurs ont accepté de payer trois semaines sur six pendant le premier confinement, tandis que les trois semaines restantes étaient payées par les fonds du TERS reçus par le NBCCMI.

L’accord a mis en place une Équipe de réponse rapide chargée de le mettre en œuvre.

Mai 2020: Ajustement du temps de travail

La deuxième convention collective liée au COVID-19 (12 mai 2020) a étendu la première convention, prolongeant le dispositif TERS.

Considérées comme «fournisseurs de services essentiels», un certain nombre d’entreprises d’habillement ont commencé à produire des équipements de protection individuelle et à fonctionner à 50 pour cent de leurs capacités à tour de rôle, afin que les salariés soient protégés et qu’ils aient tous l’occasion de travailler pour gagner un salaire.

Juin 2020: Production d’équipements de protection individuelle et d’autres produits essentiels

La troisième convention collective liée au COVID-19 (2 juin 2020) a apporté au secteur le plein soutien des entreprises et des travailleurs syndiqués à la production d’équipements de protection individuelle (EPI) et d’autres produits essentiels.

La convention fixe un objectif de production pour le secteur (100 millions de masques en tissu par mois). Une équipe de réponse rapide pour les EPI a été formée pour mettre en œuvre l’accord. La convention a également établi un registre des entreprises certifiées pour la fabrication d’EPI, agréées par le NBCCMI.

Avril 2021: Campagne de vaccination

La quatrième convention collective liée au COVID-19 (6 avril 2021) a encouragé tous les salariés du secteur à se faire vacciner en vue d’atteindre un objectif d’immunité de 80%.

Un programme pour la santé des travailleurs du Syndicat des travailleurs du textile et de l’habillement et des installations médicales ont été mis en place sur les lieux de travail pour faciliter la campagne de vaccination.

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Concilier travail et nouvelles responsabilités familiales

En 2020 et 2021, la nécessité de concilier le travail et les responsabilités familiales est apparue comme un enjeu majeur des programmes de négociation dans plusieurs pays.

Découvrir comment les conventions collectives ont contribué à alléger la charge du travail de soins pendant la pandémie.

Allemagne

Un accord sectoriel pour les prestataires de services de transport (2021) a instauré un congé spécial allant jusqu’à 50 jours en 2021 pour les responsabilités supplémentaires de garde d’enfants résultant de la pandémie de COVID-19.

Argentine

Dans le secteur bancaire, un accord sectoriel a instauré une allocation de garderie.

Australie

Un accord d’entreprise dans le secteur de la santé (2021) a permis aux travailleurs de refuser de faire des heures supplémentaires en raison de leur situation personnelle, y compris leurs responsabilités familiales.

Bangladesh

Un accord au niveau de l’usine d’une société de confection (2020) a créé une garderie pour les enfants de moins de six ans.

Cambodge

Un accord d’entreprise dans le secteur de la confection (2020) confirme à nouveau l’obligation légale de fournir une allocation pour garde d’enfants. Pour les enfants âgés de 18 mois à 3 ans, l’usine doit établir une crèche ou payer les frais de garde.

Costa Rica

Une analyse de 12 conventions collectives montre que pendant la pandémie les accords conclus dans le secteur public incluaient des mesures telles que la garantie d’un congé de paternité et d’un congé d’allaitement qui vont au-delà des normes légales.

Danemark

Un accord du secteur du commerce de détail (2021) a fait passer le nombre de jours de congé pour garde de personnes à charge de 2 jours à 2,66 jours entre mai 2020 et août 2021.

États-Unis

Un accord d’entreprise dans une société de services téléphoniques (2020) comprenait un congé payé pour garde d’enfants et un congé payé familial pour prendre soin des personnes atteintes par le COVID-19.

France

Un accord dans une entreprise multinationale productrice d’électricité (2020) prévoyait un complément de salaire pour couvrir toute baisse des prestations de sécurité sociale relatives à la garde d’enfants pour les parents dont la présence était nécessaire sur le lieu de travail et dont le(s) enfant(s) ne pouvaient pas aller à la crèche ni à l’école.

Norvège

En Norvège, plusieurs conventions collectives ont adopté des aménagements flexibles du temps de travail pour faire face aux responsabilités accrues en matière de soins pendant la pandémie.

Par exemple, un accord-cadre collectif sectoriel pour les jardins d’enfants (2020) a repoussé les limites des heures supplémentaires pour les salariés afin de faire face à la demande accrue de garde d’enfants chez les personnels soignants et les travailleurs sociaux.

Portugal

Un accord d’entreprise (2020) a établi une allocation transitoire exceptionnelle d’un mois de salaire aux travailleurs confinés pour prendre soin de leurs enfants dont les écoles, les crèches ou autres services d’aide sociale n’étaient pas disponibles en raison du COVID-19.

République de Corée

Un accord d’entreprise dans le secteur de la santé (2020) a créé une structure d’accueil pour les enfants dans les centres de soins de santé.

Sénégal

Un accord sectoriel pour le secteur de la boulangerie (2021) prévoit qu’après six mois de service, les salariés bénéficient de deux jours de congé payé en cas d’hospitalisation du conjoint ou de l’enfant du salarié.

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Clauses des conventions collectives définissant les futures pratiques de télétravail

Faciliter les transitions dans l’organisation du travail

  • Évaluation conjointe du télétravail hybride expérimenté pendant la pandémie.
  • Droits de consultation sur la mise en place de modèles permanents de télétravail hybride.
  • Obligation pour les nouveaux salariés et les apprentis/stagiaires d’effectuer une période minimale avant de pouvoir télétravailler.
  • Période minimale de travail sur site pour maintenir la culture du travail d’équipe.
  • Mise en œuvre d’une surveillance proportionnée aux besoins et conforme à la législation.
  • Droit au respect de la vie privée.
  • Protection des données de l’entreprise.
  • Les employeurs doivent couvrir les frais relatifs au télétravail et les salariés doivent s’assurer que les infrastructures (électricité, connexion internet) sont conformes aux besoins de l’entreprise.

Garantir des conditions de télétravail décentes

  • Les travailleurs disposent d’un contrôle limité sur leur temps de travail, les employeurs déterminent les périodes centrales pendant lesquelles les salariés peuvent être joints.
  • Préférence pour des périodes de travail continu avec des pauses suffisantes pour éviter la surconnexion.
  • Droit à la déconnexion.
  • Établissement et respect de normes de SST pour le télétravail.
  • Les responsables hiérarchiques doivent surveiller les risques psychosociaux et les télétravailleurs doivent bénéficier de soutien et de conseils.
  • Formation en SST relative au télétravail.
  • Plénitude des droits à la consultation et à la représentation pour les télétravailleurs.
  • Égalité des chances et de traitement.

Développement des compétences

  • Les travailleurs doivent acquérir des compétences numériques, notamment en matière de cybersécurité.
  • Cadres de certification pour les compétences numériques.
  • Égalité d’accès des télétravailleurs à la formation.
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Négociation de conventions collectives sur le télétravail : L'expérience de la Belgique

Rudi Delarue, président du Conseil national du travail, partage son expérience

Expérimentation de la négociation collective dans l’économie des plateformes

Allemagne

Un accord d’entreprise avec une plateforme de livraison de repas (2018) créé un comité d’entreprise européen et prévoit la présence de représentants des salariés au conseil de surveillance.

Autriche

Un accord sectoriel couvrant les coursiers à vélo (2020) prévoit un salaire mensuel, une prime pour les heures supplémentaires, une structure de primes, des limites au temps de travail quotidien, une indemnité de repos et de vacances. Il couvre également l’équipement de protection individuelle, une indemnité kilométrique et une indemnité pour l’utilisation d’un téléphone mobile. Les dispositions relatives à la protection sociale, au congé de paternité et de maternité traduisent les normes légales.

Danemark

  • Un accord d’entreprise avec une plateforme de nettoyage (2018) couvre la conversion au statut de salarié, le salaire horaire, la protection sociale et la protection et le traitement des données.
  • Un accord d’entreprise pour les travailleurs des plateformes de traduction (2018) fixe les tarifs et prévoit un ajustement annuel pour les indépendants en portage salarial, la protection des données et la transparence complète des paramètres et des algorithmes de notation, ainsi que des procédures de résolution des litiges.
  • Un accord sectoriel pour les livreurs de repas (2021) prévoit un salaire horaire, une durée de travail hebdomadaire, des périodes minimales de travail, des primes pour les heures supplémentaires et le travail de nuit, le remboursement des frais kilométriques, la protection sociale, l’équipement de protection individuelle, la protection des données, une protection contre le licenciement et des indemnités de licenciement.

Espagne

  • Un amendement à l’accord sectoriel pour le secteur de l’hôtellerie et de la restauration (2019) précise qu’il s’applique aussi aux livreurs de repas travaillant pour des plateformes de travail numérique. Il réglemente les conditions de rémunération et de travail.
  • Un accord d’entreprise avec une plateforme de livraison de repas (2021) contient des dispositions sur les salaires, le temps de travail, la formation à la SST, l’équipement de protection individuelle, les bilans de santé, l’assurance accident et l’égalité entre hommes et femmes, notamment l’égalité salariale et l’égalité des chances et de traitement, ainsi que sur les droits numériques (droit à la déconnexion, au respect de la vie privée), l’information sur les algorithmes et la protection des données.

Italie

Un accord d’entreprise avec une plateforme de livraison de repas (2021) prévoit le taux horaire minimum et la structure des primes. Les livreurs bénéficient du remboursement du kilométrage, de pauses, du paiement des heures supplémentaires et de primes. L’accord comprend la formation, la fourniture d’un EPI et l’accès à une assurance accident et vie.

Norvège

Un accord d’entreprise avec une plateforme de livraison de repas (2019) fixe les taux de salaire minimum, une prime d’hiver, le remboursement de l’équipement et inclut une pension de retraite.

République de Corée

Un accord d’entreprise avec une plateforme de services de livraison de repas (2020) stipule que les travailleurs n’ont plus besoin de payer des frais pour figurer sur la plateforme. Il réglemente aussi la rémunération hebdomadaire, les primes, les bilans de santé, la formation à la sécurité et le droit d’arrêter les livraisons en cas de mauvais temps.

Royaume-Uni

  • Un accord d’entreprise avec une plateforme de services de messagerie (2019) comprend un temps de travail normalisé, le paiement de primes, des congés payés pour les «indépendants plus». En 2021, un accord de suivi a mis à jour l’accord précédent en matière de taux de rémunération.
  • Un accord-cadre de reconnaissance (2021) avec une plateforme de chauffeurs VTC définit les procédures de consultation, de négociation collective et de représentation syndicale.

Suisse

Un accord sectoriel pour les coursiers à vélo (2019) introduit un salaire horaire minimum, des primes pour les heures supplémentaires, le travail de nuit et le week-end, des jours de congé, le remboursement des frais kilométriques, la protection sociale et la protection des données.

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